Cacouette & Gaufreline, l'histoire d'une rencontre
De notre rencontre jusqu'à notre aventure pour avoir un mini-nous, en passant par nos projets, nos voyages, notre passé, notre présent, notre avenir...
à être passés par ici
Hé bé il était temps !
Nous sommes le 16 février, et mon opération est prévue pour le 25 !
Hier je suis allée faire mon bilan sanguin pour l'anesthésiste, avec lequel j'ai rendez-vous vendredi prochain.
Dans 10 jours, je repasse sur le billard, pour de bon cette fois, je l'espère !
Me voilà au 22ème étage d'une tour du 15ème arrondissement de Paris, au cabinet du Dr. H, spécialiste en hystéroscopie. En même temps, il peut être le spécialiste, c'en est même l'inventeur ! J'y vais donc en toute confiance.
J'entre dans le cabinet. C'est toujours bizarre de se présenter devant un médecin les fesses à l'air, comme ça, sans préambule... Salut, ça roule ? euuuuuh... hum, bref. Le Dr H. est un homme d'une bonne soixantaine d'année. Il se dégage de lui une certaine bonhomie, il est avenant et souriant. C'est agréable. Les présentations sont faites, je lui explique qui je suis, que le Pr. O. m'a opérée en décembre dernier, mais que l'opération ne s'est pas déroulée comme prévu, que le Pr. O. l'avait appelé à l'aide, mais que ça saignait trop, alors ils ont pas voulu faire un carnage, donc ils ont laissé tomber, toussa toussa, quoi... Après quelques secondes, il me remet.
Je m'installe sur le fauteuil, et l'examen débute. Spéculum, pince pour le col (aouch, pas super agréable, ça), et hop, silence... on tourne ! Le vilain fibrome apparait à l'écran, dans toute son horreur. Le Dr H. n'est pas du tout impressionné, il en a vu d'autres, le bougre ! Pour lui, aucun problème, il peut m'opérer et vérifie même qu'il ne sera pas gêné par un éventuel saignement. Je reprends espoir, moi qui me demandait si ce fibrome allait pouvoir être supprimé.
L'opération sera donc effectuée lors de mon prochain cycle, courant février.
J'y crois de nouveau ! :)
Mouaif... On va dire ça, essayons de rester optimiste, hein.
Si je fais le bilan de l'année 2009, ça donne :
On commence par le - :
- 3 prises de sang
- Un test de Hühner
- Une hystéroscopie
- Un fibrome
- Une hystoroscopie opératoire ratée
- Et donc, toujours pas de bébé à l'horizon...
Maintenant le + :
- Un magnifique voyage à Bali
- Une nouvelle voiture
- Une escapade à Florence
- Une autre à Barcelone
- Une traversée de la baie du Mont Saint Michel sous la lune
- Moins d'impôts à payer grâce au PACS en septembre 2008 ^^
Et surtout, surtout... une magnifique, que dis-je, une grandiose, superbe demande en mariage, comme en rêvent toutes les filles :)
Jalouses ??? ^^
Bon.
Le bilan, malgré tout, n'est pas si mauvais. Et puis mince à la fin, sachons apprécier tous les petits bonheurs que la vie met devant nous, plutôt que de nous attarder sur nos malheurs ! Oui, lecteur chéri, à mes heures perdues je deviens philosophe. Si, si.
Bon. 2010 débute pas trop mal, alors j'ai envie de te dire :
BONNE ANNEE !!!
Bisous, hein ;)
Voilà, voilà, voilà...
Nous sommes le 30 décembre, et je viens d'avoir mes règles.
J'ai repris le boulot après l'intervention le 14. Un peu dépitée, découragée. La peur au ventre qu'on ne puisse pas me retirer ce satané fibrome. Chérid'Amour m'incite fortement à attendre le prochain examen avec le spécialiste ès hystéroscopie, le fameux Dr. H. Mouais.
En attendant, je suis en week-end depuis mardi midi. J'ai quand même eu le temps de faire de la voltige à la cantine du boulot juste avant Noël. Après avoir porté mon plateau (et heureusement, d'ailleurs), je me suis croûtée comme une merde en dérapant sur le sol. Et comme j'avais mon sac à main sur l'épaule (cherchez l'erreur), je n'ai pas pu reprendre mon équilibre, et bam ! je suis tombée à genoux. Résultat : une ENOOOOOORME bosse et j'ai mal :'( Pour couronner le tout, j'ai fait mon joli numéro devant un petit public, qui n'a pas voulu me donner de note. Pas très gentil ça.
Bref.
Ma soeur est là pour Noël et le jour de l'An, ça me fait du bien de la voir. Même si on ne se supporte plus au bout d'une semaine ;)
Allez, bonnes fêtes !!!
Ce long week-end à Florence avait presque réussi à me faire oublier mon passage sur le billard pour me débarrasser de ce maudit fibrome... Presque...
Il est 6h ce matin quand je me lève pour me préparer avant d'aller à la clinique. Je dois me faire opérer à 8h. Je suis stressée, et hier soir, j'ai profité de l'absence de mon chéri pour prendre un bon bain délassant, pour me couper les ongles, pour prendre soin de moi en somme. Le résultat avait été plutôt probant, je m'étais un peu détendue, mais ce matin le stress revient en force. La dernière fois que je me suis faite opérer, j'ai pleuré comme une madeleine tellement j'avais peur. C'était pour me faire enlever un nodule (bénin) sur le sein gauche. C'était il y a 10 ans.
Nous voilà à la clinique, dans la chambre qui m'est attribuée pour la journée. Car je ne reste que la journée, normalement à 15h, je suis sortie. J'enfile la blouse cul-nu, la charlotte et les "chaussons" après avoir pris une douche à la bétadine. Glam au possible ! Chérid'Amour est là avec moi. Sa présence me rassure.
Je n'attends pas bien longtemps, voilà le brancardier. Le stress monte d'un cran. On descend au bloc et il m'abandonne dans un couloir... Il fait froid, mais il a pris soin de mettre une couverture de survie sur moi, du coup ça va... à peu près. L'assistant de l'anesthésiste arrive pour me poser le cathé. Il est plutôt charmant, et il plaisante un peu avec moi. Il me pique au coude, aïe ça me fait mal, les larmes montent, ayé, je pleure. Il me caresse la joue en me disant des mots rassurants, je me calme (Chérid'Amour fera style il est jaloux quand je lui raconterai cet épisode ;) ). Je suis ensuite transportée dans le bloc, je dois passer sur la table, ouuuh, c'est froid, dites ! A peine le temps de me poser les électrodes, me passer le produit, je sombre. Black out. Plus de son, plus d'image.
Réveil brutal. Où je suis ? Ah oui, c'est vrai. D'ailleurs j'ai légèrement mal au ventre... et à la gorge aussi, tiens. Ouch, pas bon. Je me réveille un peu plus, demande l'heure à l'infirmière. Je n'imprime pas, et 5 minutes plus tard, je lui redemande... En fait je m'inquiète pour Chérid'Amour qui m'attend dans la chambre, je ne veux pas qu'il attende trop longtemps. Un infirmier s'approche, me demande si j'ai mal. Un peu. 4-5 sur une échelle de 10. Il me met un flacon de Dalfagan, ça ira mieux quelques minutes plus tard. Il me dit aussi que le médecin n'a pas pu tout enlever, et que je dois le rappeler en début d'après-midi (le médecin, pas l'infirmier...). Ah ? Bon.
On me remonte une demi-heure plus tard, je me mets dans le lit, je suis un peu flappie. Je dors. Chérid'Amour en profite pour aller remettre des sous dans le parcmètre, et pour aller manger. Il n'est pas loin de midi.
Ma collation arrive, je la dévore, je suis affamée !
14h, je me sens un peu mieux. J'appelle le médecin. Et là, tout s'effondre. Il n'a pas pu enlever le fibrome. La "bougie" (instrument qui sert à élargir, le col de l'utérus, âmes sensibles s'abstenir) a fait une fausse route, s'est plantée dans le fibrome, et ça a commencé à saigner. A tel point qu'il ne voyait plus ce qu'il faisait. Il a bien tenté d'appeler un collègue à la rescousse, sans succès ("l'inventeur de l'hystéroscopie, voyez, et même lui n'a rien pu faire"). Du coup, pour éviter le carnage, ils ont abandonné l'opération. "Je ne vous fais pas payer mes suppléments d'honoraires, vu que je n'ai rien pu faire". C'est l'éthique qui veut ça, parait-il... En même temps, ça me ferait chier de payer 400 €uros pour des prunes, hein. Mais dans tout ça, ce que j'entends, c'est qu'il ne sait pas si le fibrome pourra être enlevé, d'ailleurs je dois aller refaire une hystéroscopie avec le fameux docteur qui a tenté de l'aider, un certain Dr H.
Je raccroche, je fonds en larmes, ça y est, c'est sûr, je ne pourrai jamais avoir d'enfant à cause de ce fibrome de merde qui ne pourra peut-être jamais être retiré. C'est le moment que Chérid'Amour choisit pour revenir dans la chambre, il est désemparé, il me console comme il peut, mais moi je suis désespérée... Il me dit qu'on va attendre la 2ème hystéroscopie, qu'on verra bien. Il a raison (comme toujours), et je me calme. Mais je suis abattue.
16h, nous sortons enfin de l'hôpital, après que l'infirmière-stagiaire-poisson rouge m'ait enfin retiré le cathé.
Nous arrivons à la maison, je m'affale sur le canapé, et je m'endors. Demain je ne travaille pas, je suis en arrêt.
Je suis triste.
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